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SEO8 min de lecture

Gagner en visibilité digitale dans le canton de Fribourg

Fiche Google, annuaires suisses, avis, contenu de proximité, liens locaux et bilinguisme : dans quel ordre travailler sa visibilité à Fribourg.

La vieille ville de Fribourg vue des hauteurs : la cathédrale Saint-Nicolas, les toits de tuiles et le pont de la Poya

Les dirigeants qui nous appellent posent presque tous la même question, formulée de dix façons différentes : que faire pour qu'on nous trouve. La réponse tient rarement dans un seul geste. Elle tient dans un ordre. Certaines actions produisent un effet en quelques semaines et ne coûtent que de l'attention. D'autres demandent des mois avant de se voir. Les mener dans le désordre revient à payer le lent avant d'avoir encaissé le rapide.

Ce qui suit est l'ordre que nous suivons pour une entreprise établie dans le canton : un garage à Bulle, un cabinet en ville de Fribourg, un artisan du côté de Romont. Personne ne peut vous garantir une position dans les résultats de recherche, et méfiez-vous de qui vous en promet une. En revanche, une série de gestes faits proprement rend une entreprise trouvable là où ses clients la cherchent.

La fiche d'établissement Google, et sa tenue réelle

Pour une entreprise locale, la fiche d'établissement est la première surface vue, souvent avant le site lui-même. Elle s'affiche dans la carte, dans le panneau latéral, sur le téléphone de quelqu'un qui cherche un serrurier à vingt heures. La créer prend une heure. La tenir est le vrai travail, et c'est là que la plupart des fiches décrochent : horaires jamais mis à jour, deux photos floues d'il y a cinq ans, aucune réponse aux questions posées par le public.

  • La catégorie principale : menuiserie et entreprise de construction ne vous font pas apparaître dans les mêmes recherches.
  • Les horaires, tenus à la semaine, avec les fermetures exceptionnelles saisies à l'avance.
  • Les prestations listées une à une, avec les mots que vos clients emploient au téléphone.
  • Les photos : la devanture, l'atelier, l'équipe, quelques réalisations récentes.
  • Les questions posées par le public, auxquelles vous pouvez répondre vous-même.

Les photos méritent une remarque. Un commerce photographié au téléphone dans la pénombre dit quelque chose de l'entreprise, et ce n'est pas flatteur. Une demi-journée de prises de vue tient plusieurs années et sert partout ailleurs — c'est une part de ce que nous faisons en photographie et production vidéo. La fiche reste le geste le plus rapide de cette liste : ses effets se mesurent en semaines, pas en trimestres.

Le même nom, la même adresse, le même numéro — partout

Les moteurs recoupent ce qu'ils trouvent sur vous à travers le web. Quand votre raison sociale apparaît sous trois orthographes, votre adresse sous deux formes et votre numéro tantôt avec tantôt sans indicatif international, ce recoupement se fait mal. Rien de dramatique pris isolément ; l'accumulation, elle, vous coûte de la confiance auprès du moteur comme du client.

Fixez une forme unique — celle du registre du commerce, abréviations comprises — et alignez tout dessus. Les endroits à passer en revue sont plus nombreux qu'on ne le croit.

  • Votre propre site : pied de page et page de contact en premier.
  • La fiche Google et, si vous en avez une, la fiche Apple Plans.
  • Les annuaires suisses, local.ch et search.ch en tête, qui alimentent encore beaucoup d'usages ici.
  • Les plateformes de votre métier et les associations professionnelles auxquelles vous cotisez.
  • Vos profils sociaux, y compris celui que plus personne ne met à jour.
  • Les portails régionaux et les fiches créées par un stagiaire il y a six ans.

Ce travail est fastidieux et sans gloire. Comptez une demi-journée pour l'inventaire, puis quelques semaines de relances auprès des plateformes qui ne se corrigent pas d'un clic. L'effet n'est pas spectaculaire le lendemain ; il est durable, et il évite de repayer ce nettoyage tous les deux ans.

Les avis, demandés simplement et suivis

Les avis pèsent deux fois : sur la manière dont votre fiche ressort, et sur la décision de quelqu'un qui hésite entre vous et le concurrent d'à côté. La plupart des entreprises n'en ont pas parce qu'elles n'en demandent jamais. Un client satisfait ne pense pas spontanément à écrire ; il le fait volontiers si on le lui demande à la fin du travail, quand la satisfaction est encore fraîche.

Demandez de vive voix, ou par un message court avec le lien direct. N'achetez rien et n'offrez pas de contrepartie : les plateformes le détectent, et les avis retirés emportent parfois les autres avec eux. Répondez à tous, y compris et surtout aux mauvais. Une réponse posée à un client mécontent est lue par des dizaines de personnes qui, elles, n'ont jamais eu de problème avec vous — c'est souvent votre meilleure page de vente, et elle ne coûte que dix minutes.

Un contenu qui nomme les communes que vous desservez

Un site qui annonce qu'il intervient en Suisse romande ne ressort sur aucune recherche locale. Un site qui nomme Fribourg, Bulle, Marly, Romont, Estavayer et Morat ressort sur ces recherches-là, à une condition : ne lister que les communes où vous vous déplacez réellement, et les citer en contexte plutôt que dans une énumération collée en bas de page.

La tentation est de fabriquer une page par commune en changeant le nom de la ville. Ces pages se ressemblent, n'apportent rien à personne et finissent par tirer le site entier vers le bas. Le contenu qui fonctionne raconte des situations réelles.

  • Un chantier terminé, avec la commune, la contrainte rencontrée et la manière dont vous l'avez traitée.
  • Vos délais de déplacement honnêtes selon les secteurs : la Gruyère et la Broye ne se desservent pas comme la ville.
  • Les spécificités qui changent votre travail sur place : accès, règlements communaux, saison.
  • Une page de contact qui donne l'adresse, l'accès, le parking et l'arrêt le plus proche.

Ce chantier est le plus lent des trois premiers. Comptez plusieurs mois avant que l'effet soit net, et un rythme tenable : quelques pages solides par trimestre valent mieux que trente pages en janvier et plus rien ensuite. C'est aussi là que la structure du site compte, parce qu'un bon texte rangé au mauvais endroit ne sert personne — une part du cadrage en création de site web.

Les liens locaux, ceux qui existent déjà autour de vous

Un lien depuis un autre site fribourgeois vaut, pour votre visibilité locale, bien plus qu'un lien acheté sur un annuaire international. La bonne nouvelle est que la plupart de ces liens existent déjà autour de vous : le club de sport que vous sponsorisez, l'association professionnelle dont vous êtes membre, la commune qui recense ses entreprises, le fournisseur qui affiche ses partenaires agréés, la manifestation où vous tenez un stand chaque année.

Faites-en la liste et vérifiez, une par une, que la mention pointe bien vers votre site. Il manque un lien une fois sur deux, et un courriel suffit à le faire ajouter. Quand vous faites quelque chose qui intéresse la presse régionale — une reprise, un agrandissement, un apprenti primé — dites-le au journaliste. Ce qui ne fonctionne pas, c'est d'acheter des liens en série : c'est repérable, et le retour de bâton coûte plus cher que le gain espéré.

Le bilinguisme fribourgeois, et ce qu'il implique

Le canton est bilingue, et cela ne se règle pas avec un drapeau dans le menu. Un client du district du Lac cherche en allemand, avec le nom allemand de sa commune : Murten, Kerzers, Düdingen. S'il ne trouve que des pages en français, il appelle quelqu'un d'autre. La question n'est donc pas culturelle, elle est commerciale : voulez-vous de cette clientèle, et êtes-vous équipé pour la servir.

Si personne ne décroche en allemand chez vous, ne faites pas de version allemande. Vous attireriez des appels que vous ne sauriez pas traiter, et cela laisse une plus mauvaise impression que l'absence. Si en revanche vous servez déjà des clients alémaniques, le chantier vaut la peine et se fait sérieusement : traduction humaine et non automatique, les deux formes des noms de communes, une description de fiche dans les deux langues, et quelqu'un pour répondre aux avis en allemand. C'est un engagement qui se décide une fois, pas une case à cocher.

La publicité locale accélère, elle ne fonde pas

La publicité en ligne fait très bien une chose : mettre votre nom devant des gens précis, dans un rayon précis, dès demain matin. Utile pour un lancement, pour une activité saisonnière, pour vérifier qu'une demande existe avant d'investir dans du contenu. Nous la recommandons souvent, et autant le dire : nous la pratiquons et nous la facturons.

Elle s'arrête pourtant le jour où vous cessez de payer, et elle ne fait qu'amplifier ce qui existe déjà. Payer pour envoyer des visiteurs vers une fiche vide, un site lent ou une page de contact sans numéro, c'est acheter des visites pour les perdre. C'est pourquoi elle vient en dernier dans cet ordre : quand le socle tient, la même dépense en publicité et community management rapporte nettement plus.

Par où nous commençons, en pratique

Sur un mandat de visibilité locale, nos premières semaines se ressemblent toutes : on remet la fiche d'établissement en état, on nettoie les coordonnées partout où elles traînent, on installe une manière simple de demander des avis. Ensuite seulement viennent le contenu de proximité, les liens locaux et, si la question se pose vraiment, l'allemand. Si vous voulez savoir où en est votre entreprise sur ces points, écrivez-nous : l'état des lieux se fait vite, et il évite de payer pour des gestes dont vous n'aviez pas besoin.